Illustration PLBS Lyra

Les termes ‘caution’, ‘empreinte de carte’, ‘pré-autorisation’ et ‘PLBS’ sont souvent utilisés les uns à la place des autres. L’action est pourtant très différente et n’offre pas les mêmes garanties. Certaines pratiques peuvent même être interdites.

Le sujet redevient d’actualité depuis que le réseau CB autorise la réalisation du PLBS en e-commerce. Jusqu’ici réservé aux points de vente physiques, ce niveau de garantie s’utilise maintenant à distance, sur votre site e-commerce comme via un lien de paiement.

Hébergement de plein air, location de matériel ou de véhicule … Quelle solution protège vraiment vos biens et votre activité ?

La caution : la garantie la plus lourde (et pas forcément la plus sûre)

La caution, c’est la méthode historique. Elle exige un contrat en bonne et due forme et son fonctionnement change selon le moyen de paiement utilisé par le client.

  • Par carte, le montant est réellement prélevé, puis restitué si le contrat est respecté : c’est un encaissement effectif.
  • Par chèque, le commerçant garde le chèque en main et ne l’encaisse qu’en cas de problème. Résultat : aucune garantie immédiate. La solvabilité du client n’est vérifiée qu’au moment du dépôt alors qu’une autorisation carte interroge le compte en temps réel.

Dans les deux cas, le bilan est mitigé. Prélever une somme importante peut peser lourd sur le budget du client, au point de freiner, voire de faire annuler sa réservation. Le chèque, lui, évite cette contrainte mais prive le commerçant de toute garantie réelle tant qu’il n’a pas été encaissé.

La pré-autorisation standard : une garantie limitée à 7 jours

La pré-autorisation standard règle déjà une partie du problème. Une autorisation est demandée sur la carte du client pour un montant précis qui est bloqué sans être débité. Pas d’encaissement ni de restitution à gérer : c’est simple et léger pour le client comme pour le commerçant.

Mais cette garantie a une date de péremption : 7 jours, pas un de plus (6 jours plus le jour du paiement). Passé ce délai, l’autorisation expire et la transaction ne peut plus être remisée en banque.

Pour une location de véhicule par exemple, ce système limite les risques sur un séjour court mais complique la gestion dès qu’une dégradation est constatée après l’expiration de la pré-autorisation.

L’empreinte de carte : un usage à part, souvent mal compris

Derrière ce terme se cache une pratique qui n’a désormais plus sa place dans l’écosystème du paiement.

Autrefois, la vérification d’une carte bancaire passait souvent par l’envoi d’une autorisation de 1 €, ensuite annulée ou laissée à expiration. L’objectif n’était pas d’encaisser ce montant, mais simplement de s’assurer de la validité de la carte, notamment avant la mise en place d’un abonnement ou d’un paiement récurrent.

Aujourd’hui, Visa et Mastercard proposent des services de vérification dédiés qui rendent cette méthode obsolète. Ces réseaux surveillent de près les autorisations sans suite et appliquent des pénalités financières lorsque celles-ci ne donnent lieu ni à un règlement effectif ni à une annulation conforme.

Le PLBS : la seule garantie vraiment pensée pour la réservation et la location

Le PLBS répond directement à cette limite de durée. Une pré-autorisation est réalisée sur la carte bancaire du client (CB, Visa, Mastercard) et reste valable 30 jours, jusqu’à la clôture du dossier. Comme pour l’empreinte de carte, le montant est bloqué et non débité : le client n’est prélevé qu’à la clôture pour un montant égal ou inférieur à celui pré-autorisé.

Deux mécanismes viennent compléter ce socle, sans bénéficier toutefois de la même garantie :

  • La facture complémentaire permet de facturer des frais additionnels constatés à la restitution (dépassement, consommation supplémentaire…), sans que le client ait à être présent.
  • La clôture pour no-show permet de déclencher une demande de paiement si le client ne se présente pas, à condition que le montant réclamé reste inférieur ou égal à celui de la pré-autorisation initiale.

Attention : sur le marché, de nombreux PSP proposent du « PLBS » qui n’en est pas vraiment. Il s’agit souvent d’une simple pré-autorisation classique rebaptisée, avec sa garantie de 7 jours. Le vrai critère, c’est la durée : 30 jours, la seule capable de couvrir tout le cycle d’une location ou d’une réservation, du paiement initial jusqu’à la restitution.

Ce que ça change, secteur par secteur

  • Hôtellerie et hôtellerie de plein air : une garantie prise à distance dès la réservation (fast check-in), facturation d’une prestation annexe ou d’un check-out tardif sans revoir le client, et un levier pour limiter les no-show.
  • Location de véhicules, d’équipements ou de matériel : la garantie tient jusqu’à 30 jours avant la mise à disposition du bien et les frais additionnels se facturent après coup sans nouveau parcours de paiement.
  • Restauration et traiteur : la réservation se sécurise sans débiter le client à l’avance. L’ordre de paiement ne se déclenche que si l’annulation ou le no-show le justifie, à distance.

Pour aller plus loin

Le fonctionnement détaillé du PLBS, la mécanique de la pré-autorisation à 30 jours et la gestion des factures complémentaires sont couverts dans nos guides de connaissance.