Le terminal de paiement électronique (TPE) est un équipement essentiel pour tout commerce physique, garantissant rapidité et fiabilité des encaissements. Pourtant, chaque année, des milliers d’entreprises subissent des pertes financières importantes à cause de fraude sur terminaux de paiement. Tous les commerçants sont concernés, particulièrement les secteurs à forte affluence comme la restauration.

Le terminal de paiement est aussi la cible privilégiée des fraudeurs, notamment sur les lieux à forte densité touristique. Il peut être la cible de différentes fraudes, qu’il est nécessaire de connaitre pour s’en prémunir.

L’échange de terminal de paiement

Qu’est-ce que l’échange de terminal de paiement ?

L’échange de terminal de paiement est une technique de fraude courante, ciblant les commerces physiques, notamment ceux disposant d’un flux client important. Le principe est simple mais redoutablement efficace : un fraudeur substitue le terminal de paiement du commerçant par un terminal pirate, en profitant d’un moment d’inattention. Ce terminal pré-paramétré redirige les paiements vers un autre compte bancaire que celui du commerçant, souvent à l’étranger.

Cette fraude peut également concerner les QR codes statiques apposés sur les comptoirs. Dans ce cas, le fraudeur remplace le QR code authentique par un faux, dirigeant les encaissements vers son propre compte, depuis une page de paiement en ligne.

Le caractère insidieux de ces manipulations repose sur leur exécution rapide et discrète, souvent en moins d’une minute.

Pourquoi cette fraude est-elle dangereuse pour les commerçants ?

Les conséquences de l’échange de terminal ou d’un QR code peuvent être dramatiques :

  • Perte directe du chiffre d’affaires : les transactions sont encaissées par le fraudeur et non par le commerçant.
  • Dégradation de la confiance des clients : un client règle l’achat sans que le commerçant reçoive le paiement. Cela peut engendrer des litiges commerciaux et une méfiance du client.
  • Difficulté à détecter rapidement la fraude : tant que les anomalies ne sont pas constatées dans les flux bancaires, la fraude peut passer inaperçue.

De plus, les pertes peuvent s’accumuler sur plusieurs jours, voire semaines, si le commerçant ne procède pas à des vérifications régulières. Cela peut impacter gravement la trésorerie d’un commerce, en particulier les commerces saisonniers.

Comment reconnaître un terminal piraté ?

Plusieurs signes doivent alerter :

  • Absence de visibilité des paiements du TPE sur l’interface de suivi des transactions en temps réel (Back office). En effet, les paiements réalisés sur un terminal piraté ne remontent pas dans cet outil de pilotage.
  • Absence d’encaissement sur le compte bancaire alors que les paiements ont été confirmés sur le TPE.
  • Messages inhabituels sur l’écran du terminal, comme des alertes techniques ou des codes d’erreur.
  • Apparence modifiée du TPE : coque, autocollants d’assistance ou de marque, usure incohérente.
  • Informations erronées sur les tickets : identifiant commerçant, nom de l’enseigne, numéros de banque incorrects.

Une vérification quotidienne des tickets émis, des télécollectes, et des flux bancaires est essentielle pour repérer rapidement ces anomalies.

Que faire en cas de suspicion ou d’échange avéré ?

Si le commerçant suspecte une fraude ou constate un échange de TPE, il doit :

  • Isoler immédiatement le terminal suspect : le débrancher, ne plus l’utiliser, et le mettre à l’écart du comptoir.
  • Contacter le prestataire de paiement pour obtenir une analyse rapide des flux de transaction et vérifier l’origine du terminal.
  • Remplacer le TPE par un équipement sûr fourni par un fournisseur certifié.
  • Rassembler les preuves : les tickets, les captures d’écran ou les vidéos de surveillance peuvent être utiles pour l’enquête.
  • Déposer plainte auprès des autorités compétentes si les pertes sont confirmées.

Une prise en charge rapide permet non seulement de limiter les pertes mais aussi d’éviter une répétition du scénario dans le futur.

Les bons réflexes pour prévenir la fraude

Eviter cette fraude, repose avant tout sur la vigilance quotidienne, le respect des procédures et l’implication du personnel. En intégrant ces réflexes au quotidien, les commerces peuvent éviter les pertes financières liées à cette fraude, protéger leur clientèle et maintenir une activité sûre et fluide.

  • Ne jamais laisser un TPE sans surveillance : lors des heures d’ouverture comme de fermeture, il faut s’assurer que le terminal soit toujours visible et accessible uniquement au personnel autorisé.
  • Apposer un marquage distinctif : un autocollant unique, une étiquette ou une marque au feutre sur le terminal permet de le reconnaître instantanément. Ce signe sert aussi de dissuasion visible.
  • Former les équipes : sensibiliser les employés aux risques d’usurpation, à l’importance de vérifier l’identité de tout intervenant technique, et aux signes avant-coureurs d’une fraude.
  • Vérifier les tickets et les télécollectes : en fin de journée, le commerçant doit s’assurer que les montants, les identifiants commerçant et les codes banque sont corrects.
  • Inspecter les QR codes : dans le cas d’encaissement par QR code statique, il faut le tester et vérifier que l’URL de la page est la bonne.

Les autres fraudes sur les terminaux de paiement

La duplication du terminal de paiement

Grâce aux informations sur un ticket acheteur, le fraudeur peut paramétrer un terminal lui appartenant pour effectuer des remboursements sur ces propres cartes.

Cette fraude s’identifie en suivant quotidiennement le nombre de remboursements effectués par le terminal.

En cas de suspicion, il est conseillé de :

  • Contacter son prestataire de paiement pour bloquer les cartes utilisées dans ces remboursements,
  • Changer le terminal pour avoir de nouveaux paramètres

L’appel du support technique

Un fraudeur peut contacter un commerçant en usurpant l’identité du support technique ou de la banque ayant fournie le terminal. En prétextant un problème sur ce dernier, il peut inciter le commerçant à procéder à des manipulations à distance ou proposer son remplacement.

Il existe aussi le cas où le fraudeur se fait passer pour un agent d’opérateur de téléphonie pour installer un nouveau téléphone IP ou répéteur wifi. Ce système permet de récupérer tout ou en partie les flux du terminal de paiement et de les renvoyer, via internet, vers une autre adresse IP.

Afin de ne pas attirer l’attention de la victime, le fraudeur peut choisir de détourner et prélever un faible pourcentage des paiements, rendant la découverte de la fraude tardive pour le commerçant.

Pour se prémunir de ce type de fraude, le commerçant doit refuser toute demande sans avoir vérifié l’identité du demandeur. Il est préférable de rappeler le support sur le numéro habituel pour vérifier l’origine de l’appel.

Le remboursement frauduleux

Cette fraude est très courante. Le fraudeur achète un produit avec une carte volée et revient quelques jours plus tard pour se faire rembourser. Le remboursement se fait sur une autre carte qui lui appartient cette fois-ci.

Lorsque le véritable propriétaire de la carte volée signale la fraude, sa banque annule la transaction initiale. Le commerçant se retrouve avec un impayé.

Le commerçant doit toujours effectuer le remboursement sur la même carte que celle utilisée pour l’achat. Ne jamais rembourser sur une carte différente.

Aujourd’hui, les sites e-commerce sont la cible de nombreuses cyberattaques. En 2024, pas moins de 67% des entreprises françaises ont été victimes d’au moins une cyberattaque, contre 53 % en 2023 (Rapport Hiscox, 2024). En cause : l’exploitation de failles dans les infrastructures informatiques. Les cybercriminels interceptent des données non chiffrées, injectent des scripts malveillants et/ou modifient les paramètres d’un site e-commerce, le tout, bien évidemment à l’insu de leur propriétaire légitime. Parmi les scénarios les plus redoutés, le détournement d’un parcours de paiement est très souvent utilisé. L’étape du parcours de paiement peut être détournée en manipulant la configuration du site.

Concrètement, les acheteurs accèdent à une fausse page de paiement, pensant encore naviguer dans l’environnement du commerçant. Résultat : les fonds ne parviennent jamais au bon destinataire, et les données bancaires peuvent être compromises. Ce type d’attaque sournoise détourne directement les fonds ou les informations bancaires vers le fraudeur.

De plus, la fraude est souvent détectée tardivement, généralement au moment où le commerçant constate l’absence de paiements sur son compte. Pour l’acheteur, ces données cartes peuvent se retrouver en vente sur le marché illégal et réutilisées sur d’autres sites.

Comment fonctionne en détail le détournement d’un parcours de paiement ?

Pour parvenir à leurs fins, les cybercriminels exploitent différents points d’entrée afin de compromettre le site :

  • Phishing : en trompant un employé, ils obtiennent des accès administrateur. Selon le Baromètre CESIN 2025, le phishing reste le vecteur dominant (60%) lors d’une cyberattaque, suivi de l’exploitation d’une faille existante (47%).
  • Malware : en infectant un poste de travail ou un serveur, ils parviennent à modifier le lien de connexion avec la page de paiement.
  • Scripts tiers compromis : de nombreux sites e-commerce intègrent des bibliothèques externes (JavaScript, plug-ins). Une altération de ces ressources peut ouvrir la porte à l’injection de code malveillant.
  • Intrusions dans la chaîne d’approvisionnement : le pirate cible l’hébergeur du site, l’agence de développement ou le CMS utilisé afin de propager du code infecté sur plusieurs sites en même temps.

De manière générale, le détournement d’un parcours de paiement suit un scénario en plusieurs étapes :

  1. Infiltration / accès : l’attaquant parvient à pénétrer le système
  2. Modification de l’accès à la page de paiement : le code est discrètement altéré pour rediriger les clients sur une autre page de paiement.
  3. Interception ou redirection : le fraudeur intercepte les données de paiement et redirige le client vers une fausse page de paiement, sur ses propres serveurs.
  4. Restitution et camouflage : pour retarder la détection, le pirate affiche au client un parcours de paiement réaliste, évitant ainsi de susciter des soupçons.

Identifier la source du détournement peut être difficile et prendre du temps. Particulièrement si le pirate insère un script malveillant, modifiant subtilement le code d’affichage de la page de paiement.

Conséquences du détournement d’un parcours de paiement pour le commerçant

Pour le commerçant, les impacts d’un détournement d’un parcours de paiement sont immédiats et multiples :

  • Pertes financières directes : Plus aucune commande n’aboutit réellement, ni n’est réglée.
  • Atteinte à la réputation : perte de confiance des clients et dégradation de l’image de marque. En effet, 47% des commerces qui sont victimes de cyberattaque perdent des prospects et 43% perdent des clients (rapport Hiscox).
  • Risques juridiques et réglementaires : dans le cas d’un e-commerçant proposant l’étape du paiement sur son site, sans que l’environnement ne soit conforme aux normes de sécurité (ex. PCI DSS). Le commerçant sera tenu responsable.
  • Coûts techniques et opérationnels : interruption temporaire du site, restauration technique, analyses de sécurité, renforcement des systèmes.

Signes d’alerte : comment repérer un détournement d’un parcours de paiement en cours ?

Pour limiter les dommages, il est crucial de détecter rapidement les signaux faibles. Voici quelques indicateurs qui doivent alerter immédiatement :

  • Commandes validées mais fonds non encaissés : c’est le premier indicateur d’une fraude active.
  • Redirections non souhaitées vers des pages externes lors du paiement.
  • Affichages suspects sur la page de paiement (logo, texte, URL, bouton…).
  • Alertes de sécurité envoyées par l’hébergeur ou l’agence web.

Que faire immédiatement en cas d’attaque détectée ?

Des actions rapides et précises sont essentielles, en cas de fraude liée au détournement du parcours de paiement.

  1. Suspendre temporairement l’activité : désactiver le bouton de validation au niveau du panier en affichant un message informatif ou rendre le catalogue inactif pour stopper les pertes.
  2. Alerter les équipes et partenaires techniques afin d’identifier et corriger la faille.
  3. Changer immédiatement tous les identifiants et mots de passe d’accès au site et aux services associés.
  4. Informer les clients et autorités compétentes si des données sensibles ont été compromises.

Mesures de prévention à long terme

Des bonnes pratiques de sécurité permettent de réduire considérablement les risques :

  • Monitoring continu du site web.
  • Alertes en temps réel pour repérer les anomalies.
  • Mises à jour régulières du CMS, des plugins et des scripts tiers.
  • Authentification forte pour les accès administrateurs.
  • Surveillance et analyse des connexions au serveur.
  • Audit de sécurité périodique avec un prestataire spécialisé.

Bons réflexes : Tester régulièrement le parcours de paiement et rester vigilant sur les rapprochements bancaires, pour détecter rapidement toute anomalie.

Le détournement du parcours de paiement est l’un des risques e-commerce les plus dangereux pour les commerçants. Cette fraude combine pertes financières, atteinte à la réputation et risques réglementaires. La clé réside dans la vigilance, la détection précoce et dans la prévention à long terme. Anticiper cette menace, c’est protéger la pérennité de son commerce en ligne.

Le rapprochement bancaire, qui consiste à vérifier que les entrées d’argent prévues sont bien celles qui ont été reçues sur le compte bancaire de la société, est l’une des missions des trésoriers. Elle peut être optimisée et facilitée grâce à l’étape du paiement, gérée par un prestataire expert.

Grâce à son offre adaptée, Lyra vient en aide aux trésoriers pour le rapprochement bancaire.

Des outils pour optimiser le rapprochement bancaire

Pour réaliser le rapprochement bancaire, les trésoriers s’appuient sur 2 documents : les relevés de comptes bancaires et les journaux de transactions. Dans le cas où plusieurs moyens de paiement sont proposés sur le site internet, chacun géré par un PSP différent, le trésorier reçoit alors plusieurs journaux de transactions. Il doit donc réconcilier les informations de tous ces documents et cela peut s’avérer complexe.

Le journal de rapprochement financier…

En gérant à la fois l’acceptation et l’acquisition des flux de nombreux moyens de paiement, Lyra simplifie le rapprochement bancaire en mettant à disposition des trésoriers un document unique : le journal de rapprochement financier (JRFI). Il contient les informations sur les transactions de tous les moyens de paiement, donnant une vue complète de la chaine du paiement et des frais financiers :

  • Tous les frais : commissions, frais payés…
  • Toutes les opérations : encaissements, remboursements, impayés, opérations diverses…
  • Tous les détails par opération : date du paiement, date de prise en compte, date de décaissement, référence finale de remise…

Une véritable pré-comptabilité qui facilite le travail du trésorier.

Depuis le back office, il est également possible de consulter la synthèse du virement reçu sur le compte bancaire, avec les commissions, les remboursements et les impayés.

De plus, grâce au partenariat de Lyra avec de nombreux logiciels métier, le journal peut généralement remonter automatiquement dans la solution.

…pour un rapprochement bancaire optimisé

Avec Lyra, le rapprochement bancaire c’est :

  • Un processus digitalisé et automatisé apportant un gain de temps significatif et permettant de consacrer plus de temps à des tâches à plus forte valeur ajoutée
  • La réconciliation des paiements in-store et e-commerce gérée dans un même back office
  • Une vue financière sur la trésorerie future grâce aux balances et au prévisionnel des encaissements qui remontent dans le logiciel métier
  • Des données en temps réel sur les paiements (quand le moyen de paiement le permet) qui alimentent tous les outils : CRM, ERP, outils comptables…
  • Des informations qui correspondent à l’organisation souhaitée, qui n’est pas obligatoirement définie par les entités juridiques de la société (par activités par exemple)

Les avantages du collecting

En tant qu’établissement bancaire gérant l’acquisition des flux, Lyra apporte d’autres avantages pour la gestion de la trésorerie.

La diversité des moyens de paiement

Une multitude de moyens de paiement peut être proposée, répondant à des cas d’usage spécifiques :

  • Les traditionnelles cartes pour répondre à toutes les attentes
  • Les wallets, très attendus et plébiscités pour leur parcours d’achat rapide, simple et sécurisé, ainsi que leurs taux de conversion élevés
  • Le virement, adapté aux montants importants pour ne pas dépasser les plafonds des cartes
  • Le prélèvement pour les activités basées sur l’abonnement par exemple
  • De nombreux moyens de paiement internationaux pour satisfaire ou conquérir une clientèle étrangère (MBWAY, Multibanco, Bizum, UPI, Wechat Pay, Alipay+, Discover, Diners…)
  • Mais aussi de nombreuses devises pour permettre aux acheteurs internationaux de vous régler dans leur propre devise

Pour ces différents moyens de paiement, les délais de versement peuvent être optimisés selon les besoins : du J+1 pour les cartes par exemple et même du J0 suivant les cas !

Un interlocuteur expert

Faire appel à Lyra c’est n’avoir qu’un seul interlocuteur dédié pour l’acquisition et l’acceptation des transactions. Un expert du paiement disponible pour répondre aux interrogations, résoudre les incidents ou apporter des modifications, comme l’ajout d’un moyen de paiement. Les demandes sont traitées et mises en place rapidement, assurant un gain de temps au trésorier.

La fraude dite « mirage » repose sur une stratégie bien rodée : faire croire au commerçant qu’il est sur le point de conclure une commande importante et souvent urgente. Le fraudeur cherche à susciter l’enthousiasme ou à créer une pression artificielle pour pousser le marchand à l’aider à tout prix. Il en joue sur l’intérêt commercial et la peur du commerçant à perdre un potentiel client.Sous cette influence, la vigilance peut diminuer, certains signaux d’alerte être ignorés, et une transaction risquée validée. L’objectif reste le même : obtenir l’autorisation d’une opération coûteuse avant que le risque ne soit identifié.

Comment repérer le mirage

Le mirage s’inscrit dans la catégorie des fraudes comportementales : il exploite les biais humains plus que les failles techniques. Cela le rend difficile à détecter, car chaque indice pris isolément peut sembler anodin. C’est l’accumulation qui doit alerter.

Les signaux les plus fréquents :

  • Montants atypiques : une commande particulièrement élevée, souvent disproportionnée par rapport aux habitudes du commerçant.
  • Modes de paiement suspects : insistance pour régler via un canal sans authentification forte (ex. par téléphone), justifiée par un scénario “exceptionnel”.
  • Pression temporelle : volonté de forcer une validation immédiate, en exploitant le stress ou l’empressement.
  • Explications changeantes : multiples tentatives avec différentes cartes (conjoint, parent, voisin…), tant que le marchand reste réceptif.

Pour repérer une fraude dite « mirage », il s’agit de savoir interpréter l’ensemble des signaux. Une transaction atypique peut être légitime. Mais un montant élevé combiné à une urgence inhabituelle et à un paiement contournant l’authentification doit éveiller une forte suspicion.

Comment se protéger de la fraude mirage ?

La prévention face au mirage repose sur trois piliers : détection, réaction, formation.

  1. Détection : analyser les signaux faibles
    Tout cumul d’alertes doit être considéré comme une tentative potentielle de fraude et transmis aux équipes responsables de la sécurité pour évaluation.
  2. Réaction : mettre fin à la transaction
    Face à un scénario suspect, la fermeté est essentielle. Les fraudeurs persévèrent tant qu’ils trouvent une ouverture. Des tentatives répétées avec différentes cartes ou justificatifs doivent conduire à un refus immédiat de la transaction.
  3. Formation : sensibiliser vos équipes
    La vigilance humaine reste la meilleure barrière. La règle d’or : si c’est trop beau pour être vrai, il faut doubler de vigilance et de contrôle. Les équipes doivent être formées à reconnaître les scénarios typiques du mirage et à prendre du recul face à la pression d’un client insistant.

Le mirage illustre une évolution de la fraude : moins technique, plus psychologique. Il vise à exploiter l’enthousiasme, l’empathie et l’urgence pour piéger le marchand. La réponse efficace combine analyse des signaux faibles, vigilance humaine et fermeté opérationnelle.
En adoptant cette posture, le marchand protège non seulement sa rentabilité immédiate, mais aussi sa fiabilité à long terme – une ressource clé dans la relation client.

Le camouflage est l’une des fraudes les plus redoutables pour les marchands de e-commerce. Contrairement aux attaques massives ou trop voyantes, ici, le fraudeur mise sur la discrétion. Son objectif : ressembler en tout point à un client légitime afin d’effectuer une transaction sans éveiller de soupçon. C’est ce qui rend ce scénario particulièrement dangereux : le fraudeur sait que s’il attire l’attention, il sera bloqué. Alors il s’adapte, joue sur les détails et avance masqué. Malheureusement, bien souvent, le marchand découvre la fraude trop tard — au moment de recevoir un chargeback — lorsque la marchandise a déjà été expédiée et que les pertes sont irréversibles.

Repérer le camouflage

Repérer un fraudeur qui se fait passer pour un client normal n’est pas simple. C’est même l’une des fraudes les plus difficiles à détecter en temps réel. Mais certains signaux peuvent mettre la puce à l’oreille :

  • Transactions inhabituelles : plusieurs petites commandes passées en peu de temps par la même carte ou la même adresse e-mail,
  • Adresses suspectes : une même adresse de livraison utilisée de manière récurrente par différents acheteurs,
  • Identités douteuses : nom intégralement en minuscules, noms étranges, jeux de mots douteux ou utilisation de célébrités comme « client »,
  • Réclamations récurrentes : clients qui contestent fréquemment leurs achats ou multiplient les retours pour motifs discutables.

Comment se protéger efficacement ?

Même si le camouflage est difficile à neutraliser, plusieurs mesures permettent de limiter considérablement le risque :

  • Bloquer les adresses e-mail déjà utilisées dans des fraudes passées,
  • Configurer des alertes ou blocages en cas d’utilisation d’une même adresse de livraison par plusieurs clients différents,
  • Appliquer des règles de vélocité : plusieurs transactions rapprochées avec une même carte ou un même e-mail doivent déclencher une alerte.
  • Le camouflage s’appuie souvent sur des détails. Un nom étrange, une demande atypique ou une récurrence suspecte ne sont pas toujours détectables par les outils. Les équipes doivent donc être sensibilisées pour identifier ces signaux faibles.
  • Chaque fraude passée doit servir d’exemple. En étudiant les chargebacks et les transactions frauduleuses déjà rencontrées, le marchand enrichit ses règles et améliore sa capacité de réaction.

En résumé, face au camouflage, l’adaptation est la clé : plus le marchand apprend de ses expériences passées et affine ses règles, plus il limite les opportunités laissées aux fraudeurs. Si vous avez un doute ou souhaitez renforcer vos dispositifs de lutte contre la fraude, les équipes Lyra restent à votre disposition pour vous conseiller et vous accompagner.

Le 9 septembre, Lyra et l’association Mercatel ont réuni de nombreux professionnels du commerce et du e-commerce pour échanger autour d’un sujet incontournable : les wallets mobiles (Apple Pay, Google Pay, Samsung Pay, etc.).

Portés par la crise sanitaire et l’évolution des usages digitaux, les wallets se sont imposés comme un mode de paiement plébiscité par les consommateurs. En quelques clic, ils permettent de régler un achat sans saisie manuelle de données sensibles, tout en garantissant un haut niveau de protection. Cette fluidité contribue à améliorer l’expérience d’achat et à réduire les frictions dans le parcours client.

Le replay du webinar disponible !

Bien plus qu’un simple moyen de paiement, les wallets deviennent aujourd’hui de véritables outils marketing. Ils permettent d’intégrer la fidélité, des offres personnalisées et des services à valeur ajoutée. La relation entre commerçants et clients est renforcée tout en favorisant la conversion.

Lors de ce webinar, les experts ont partagé :

  • Le fonctionnement concret des wallets et leurs mécanismes techniques.
  • Leurs bénéfices pour les marchands et les clients, avec des chiffres clés du marché.
  • Leur rôle dans une stratégie omnicanale performante.
  • Des cas concrets et témoignages pour illustrer leur impact sur la conversion.

Revivez l’intégralité du webinar en replay pour découvrir comment les wallets s’imposent comme un levier stratégique incontournable pour votre activité.

Dans les secteurs ultra-concurrentiels, diversifier et optimiser les moyens de paiement est devenu un levier stratégique majeur. ActiROUTE, leader français des stages de récupération de points, en apporte la preuve concrète.

Actiroute paiement

En quelques années seulement, l’entreprise a réussi sa (re)conquête du marché grâce à un copilote clé : Lyra.

Son accélérateur ? Un parcours de paiement fluide, rapide et accessible, que ce soit sur son site ou via son call center.

Rencontre avec Jérôme Bouffandeau, Directeur Général d’ActiROUTE, pour décrypter cette stratégie gagnante.

En quoi votre secteur est-il ultra-concurrentiel ?

Notre cœur d’activité repose sur l’organisation de stages liés à la sécurité routière. Historiquement, l’entreprise travaillait avec les préfectures, seules habilitées à délivrer les permis de conduire. En 2016, le gouvernement centralise ce processus au niveau national. Résultat : une multitude de plateforme de réservation de stages émerge.

ActiROUTE a dû passer d’un modèle s’appuyant sur des prescripteurs à un modèle 100 % en ligne. Un changement radical pour faire face à l’émergence de plateforme de réservation. Avec des commissions onéreuses pour ce type de plateforme, l’enjeu de capter directement les clients sur notre propre site est devenu crucial.

Quelle a été la clé de différenciation face à cette concurrence accrue ?

Un travail de fond a été engagé sur notre site, en mettant l’accent sur le parcours de paiement. Pour se démarquer, il était indispensable d’intégrer les attentes actuelles des consommateurs :

  • Rapidité et fluidité : régler en seulement quelques étapes.
  • Accessibilité : commander simplement de bout en bout sur mobile et profiter de facilités de paiement.

Apple Pay et Google Pay ont-ils joué un rôle d’accélérateurs ?

Avec un taux de succès supérieur à 97% chez Lyra, ces wallets (Apple Pay et Google Pay) ont clairement contribué à l’amélioration de notre performance. Leur simplicité et leur sécurité correspondent parfaitement aux attentes de nos clients. Aujourd’hui, les trois quarts de notre trafic provient du mobile. Or, l’acquisition d’un client sur ce support coûte près de 10 € de moins que sur desktop. Mettre ces solutions de paiement en avant constitue donc un atout financier et stratégique.

Pourquoi proposer le paiement en plusieurs fois (BNPL) ?

Avec un panier moyen de 250€ et un service souvent perçu comme un « imprévu » de la vie, proposer des solutions de financement était indispensable. Cette flexibilité s’avère être un puissant levier : le paiement en plusieurs fois représente déjà une belle partie des ventes.

Initialement, nous avions choisi de nous connecter directement à un service de BNPL. Mais la complexité et le coût liés aux mises à jour techniques ont rapidement montré leurs limites.

Pour garantir un taux d’acceptation des dossiers optimal et assurer la continuité du service, ActiROUTE a opté pour Alma via Lyra.

D’autres moyens de paiement sont-ils proposés ?

Une part non négligeable de clients refuse de payer par carte bancaire. Notre seul recours restait le virement classique via transmission du RIB, un processus en décalage complet avec notre stratégie de modernisation. Le délai de traitement avoisinait cinq jours et le rapprochement bancaire devenait un casse-tête.
Grâce à Lyra, l’initiation de virement a été mise en place. Tout se fait désormais en ligne, l’identifiant du dossier est automatiquement récupéré, et la satisfaction client s’en trouve renforcée. Les demandes de dernière minute peuvent ainsi être acceptées sans contrainte.

Quels sont vos prochains projets ?

Sur notre site, la diversité des moyens de paiement est aujourd’hui solide. Nous observons attentivement l’arrivée de Wero, mais concentrons désormais nos efforts sur les partenariats. Là encore, Lyra joue un rôle stratégique. Grâce à l’accompagnement de ses équipes, ActiROUTE développe des collaborations avec des auto-écoles telles qu’Ornikar et Vroom Vroom. Connectés à leurs sites, nous proposons nos stages et encaissons directement les ventes. Une orientation qui multiplie les points de contact et de vente.

actiroute parcours de paiement

Dans le monde du paiement, certains marchands font face à un risque de fraude plus élevé que d’autres, en raison de la nature même de leur activité. Les fraudeurs ciblent en priorité les biens à forte valeur et faciles à revendre – comme les smartphones, les équipements électroniques ou encore les pièces de mécanique (moto, auto, vélo…). Ce type de produits attire naturellement leur attention. Ces articles, chers et rapidement écoulables, se retrouvent souvent au cœur d’un mode opératoire bien connu : la fraude par abus de confiance. Le fraudeur passe une commande qui semble légitime, récupère le produit… puis le revend rapidement, sans laisser de traces. Le marchand expédie la commande, mais quelques jours plus tard, le véritable titulaire de la carte conteste le paiement.

Repérer la fraude par abus de confiance

La “ Fraude par abus de confiance” vise directement le marchand. Le fraudeur agit plus au moins comme un vrai client mais avec des particularités : il insiste souvent sur l’urgence de sa livraison en contactant le support(appel/mail). Il utilise souvent une adresse de livraison déjà associée à d’autres adresses email, ce qui révèle parfois ses autres comptes ou la présence de complices. Pour réussir son achat frauduleux, il enchaîne les essais avec différents moyens de paiement – le plus souvent plusieurs cartes bancaires provenant de pays variés – jusqu’à ce qu’une transaction passe.

Certains signaux peuvent alerter :

  • Une adresse email tente plusieurs cartes différentes en peu de temps (souvent issues de pays variés).
  • Plusieurs comptes ou acheteurs utilisent une même adresse de livraison.
  • Le client, une fois la commande passée, contacte le service client du marchand pour demander une livraison express (téléphone ou mail), insistant sur l’urgence.

À noter : contacter directement le client “suspect” n’est pas une garantie. Si c’est bien un fraudeur, il saura rassurer, donner toutes les bonnes réponses et paraître parfaitement coopératif.

Comment se protéger contre la fraude par abus de confiance ?

Même bien déguisées, ces tentatives peuvent être contrées si vous appliquez certaines mesures simples mais efficaces pour réduire considérablement les risques.

  • Contrôler la vélocité des cartes : bloquer ou alerter lorsqu’une même adresse email utilise plus de 3 cartes en quelques minutes/heures.
  • Filtrer par zone géographique : si votre clientèle est majoritairement française, il peut être judicieux de bloquer les cartes hors Europe ou de restreindre certaines zones à risque.
  • Surveiller les adresses de livraison : lorsqu’une adresse physique est utilisée par plus de trois adresses email, cela peut être un indice sauf s’il s’agit d’une livraison dans un point relais.

Les fraudeurs ciblent directement le service client dans ce type de fraude. Une demande “pressante” pour accélérer la livraison doit toujours éveiller des soupçons, surtout si elle fait suite à une commande récente d’un bien de valeur.

Les outils automatiques ne détectent pas toujours ces signaux. C’est pourquoi vos équipes en contact avec les clients doivent apprendre à repérer ces comportements et à réagir sans se laisser influencer. En cas de doute, mieux vaut retarder ou bloquer une expédition que de subir une perte sèche.

L’une des missions premières d’un trésorier est de garantir les entrées d’argent pour son entreprise. Lorsqu’il est question de paiement en ligne, les cas pour lesquels ces entrées d’argent peuvent échouer sont nombreux : abandon du panier, échec de paiement, etc. Le trésorier peut influer sur certaines causes afin d’optimiser le taux de conversion.

Une des clés pour y arriver : la solution de paiement. Et notamment la diversification des moyens, les modes de paiement et les canaux de vente pour être en mesure de proposer ceux attendus par les clients.

Proposer les bons moyens de paiement

Il existe aujourd’hui de nombreux moyens de paiement. Chacun a son fonctionnement propre et permet de répondre à des enjeux. Alors comment bien les choisir ? Quels sont ceux attendus par votre clientèle ? Lesquels vous permettront d’atteindre vos objectifs ? Voici quelques éléments de réponse !

Les acheteurs attendent de la flexibilité pour régler leurs achats. Ce qu’ils préfèrent, c’est d’avoir la possibilité de payer en plusieurs fois. Ils étaient 42% à l’avoir utilisé en e-commerce en 2024 (Fevad). Pour répondre à cette demande croissante, plusieurs solutions peuvent être proposées :

BNPL encaissement optimisé
  • Des moyens de paiement dédiés au buy now pay later (BNPL), tels que Floa, Alma, Cofidis, Oney ou Cetelem. L’acheteur pourra étaler ses dépenses en 3 ou 4 fois mais vous serez crédités de la totalité du montant dès la première échéance. C’est l’organisme de financement qui assume le risque d’impayé : vous êtes assurés d’être réglés !
  • Le paiement en plusieurs fois dit « risque vendeur » : cette fois c’est vous qui définissez l’échéancier mais prenez aussi en charge le risque. Il sera plus adapté aux secteurs du tourisme et des loisirs notamment, car l’acheteur devra s’acquitter de l’intégralité du paiement pour profiter de sa location de vacances ou son activité par exemple. De plus, la durée de l’étalement de paiement est limitée par la réglementation (maximum 90 jours). Au-delà, seul un établissement de crédit est habilité à proposer une solution de financement.
  • Une solution permettant indirectement de payer en plusieurs fois. C’est le cas de PayPal qui propose le paiement en 4 fois en fonction du profil de l’acheteur. Ce sera transparent pour vous puisque vous recevrez la totalité du montant de l’achat lors de la commande.

Autre attente forte des e-acheteurs : que le parcours d’achat soit simple et rapide. Moins ils ont à cliquer ou à renseigner d’informations, plus ils seront susceptibles d’aller au bout de leur achat.

Les moyens de paiement incontournables pour y parvenir sont les wallets. Grâce à leur parcours fluide et rapide, ils ont réussi à conquérir les acheteurs. Leur plus gros avantage : s’affranchir de l’authentification 3DSecure, considérée comme la friction par excellence. Le paiement reste néanmoins sécurisé grâce à la tokenisation de la carte et l’authentification de l’acheteur (empreinte digitale, reconnaissance faciale). Certains proposent même un parcours d’achat encore plus rapide grâce au renseignement automatique des informations de livraison, contenues dans le wallet !

Les paiements plus classiques par carte peuvent également être optimisés grâce à l’enregistrement du moyen de paiement. Lors de son prochain achat, le client peut ainsi payer en un clic et le tour est joué !

En fonction de votre activité, le panier moyen de vos acheteurs peut être élevé. Qui dit montant élevé, dit possibilité d’atteindre le plafond de la carte, entrainant un refus de paiement. Pour l’éviter, pensez au virement ! Avec ses plafonds plus hauts que ceux des cartes, vos clients n’ont plus à se soucier d’être limités et peuvent même envisager des achats plus importants.

Autre avantage des solutions d’initiation de virement : vous avez la main sur le libellé de l’opération ! Vous pouvez ainsi indiquer les bonnes références dans l’intitulé du virement (nom, numéro de commande, numéro de facture…) pour automatiser le lettrage. Vous évitez les potentielles erreurs de montant et vous retrouvez plus facilement les transactions dans votre comptabilité !


Bon à savoir :
L’application Lyra est disponible sur les TPE Android PAX et Ingenico et permet de proposer ces moyens de paiement (et plus encore) aussi en point de vente !


Adapter les canaux

En plus des moyens de paiement, il est important de réfléchir aux différents canaux par lesquels un acheteur va pouvoir vous régler. En complément d’un site internet, certains répondent à d’autres besoins ou usages et vous permettent de toucher une clientèle plus large.

  • Le lien de paiement pour du paiement en face-à-face ou à distance. Vous choisissez le canal adapté pour transmettre un lien vers la page de paiement : email, SMS ou WhatsApp.
  • Le serveur vocal interactif (SVI). Le parcours peut être en totale autonomie (envoi d’un SMS contenant le numéro à appeler) ou via un opérateur. Le paiement se fait ensuite par téléphone via un robot dans un environnement sécurisé.
  • Le QR code qui redirige vers un formulaire de paiement en ligne. Il peut être imprimé et disposé à la caisse ou bien ajouté à une communication dématérialisée. Il redirige le client vers un formulaire sur lequel il va saisir l’ensemble des données qui constituent son paiement. Il sera ensuite orienté vers une page de paiement sécurisée pour régler avec son moyen de paiement préféré. Cette solution peut même vous permettre de proposer le paiement sécurisé en ligne sans avoir à gérer votre propre site internet !

Chaque clic, chaque scroll, chaque recherche sont des frictions. Toutes ces solutions réduisent les frictions lors du parcours d’achat. Et moins de friction, c’est plus de chance d’être payé !